

Bodjî
Irresistible Revolution
Pedros Portraits croisés d'un père et son fils
Orchestre vide, longing for you
Ni ni ya mo mo
En s’appuyant sur l’exubérance du carnaval de Buenos Aires et du corso – ce défilé festif d’Amérique Latine – Ayelen Parolin façonne les musiques comme la murga et la cumbia pour imaginer un tourbillon de mouvements indomptables.
Irresistible Revolution puise dans l’activisme du plaisir cher à l’écrivaine Adrienne Maree Brown et la vitalité contagieuse des luttes collectives. Les corps s’enchevêtrent, débordent du cadre, se laissent emporter dans un énergique chaos organique.
Comme toujours chez Ayelen Parolin, le jeu est un moteur essentiel, une force créatrice qui rend possible l’imprévisible.La composition musicale rythmique de Benoist Bouvot amplifie cette effervescence.
Enfin, Olivier Hespel, complice de longue date, insuffle une dramaturgie toute prête à se réinventer pour accompagner une manifestation de résistance joyeuse portée par l’utopie.

Un projet de Ayelen Parolin · créé et interprété par Ido Batash, Sebastian Biong, Jim Buskens, Jeanne Colin, Thibaut Eiferman, Mila Endeweld, Naomi Gibson, Daan Jaartsveld, Lukah Katangila, Kit King, Annabel Reid, Elisa Rouchon · collaboration artistique : German Jauregui · création musicale: Benoist Esté Bouvot · création costumes : Marie-Hélène Balau · création lumières : Emily Brassier · dramaturgie : Olivier Hespel · régie lumière : Emily Brassier ou Gaspar Schelck · régie sonore : Benoît Pelé ou Chamsedine Madec · administration, diffusion : Claire Geyer · production : Marija Kritchevski · direction technique : Gaspar Schelck
Production RUDA asbl
Dans le cadre du Réseau Danse Wallon · coproductions Théâtre National Wallonie-Bruxelles, Charleroi Danse centre chorégraphique de Wallonie-Bruxelles, Théâtre de Liège, Central, Mars Mons art de la scène, le Vilar Louvain la Neuve, Théâtre de Namur, La Coursive Scène nationale de la Rochelle, Mille Plateaux – CCN La Rochelle, Théâtre de Suresnes Jean Vilar, Halle aux Grains Scène nationale de Blois, Maison de la danse - Lyon, Freiburg Theater, One dance FestivalCréation costumesLes ateliers de confection des costumes du Théâtre de LiègeAvec le soutien deLa Fédération Wallonie-Bruxelles, Studio ThorEn coproduction avecLa Coop asbl et Shelter Prod
Avec le support detaxshelter.be, ING et le Gouvernement Fédéral tax-shelter

Pedros
Portraits croisés d'un père et son fils
📆 20.04 · 20:00
📍 Salle Jean Louvet
🎟️ € 15 · 12 · 8 · Article 27
1+1=1 · INTéGRAL
L’un s’appelle Francis, l’autre sAntoine. Les deux s’appellent Pedros. Le père, le fils. Deux danseurs.
L’un, de formation classique, a été soliste du Ballet Royal de Wallonie, l’autre est danseur urbain spécialisé dans le locking et chorégraphe au sein de sa propre compagnie. Tous les deux sont traversés par leur pratique à laquelle ils ont consacré leur vie.
Lorsque la chorégraphe Maria Clara Villa Lobos rencontre la famille Pedros, une idée germe dans son esprit. Dans un duo intergénérationnel, où la fougue de la jeunesse rencontre l’expérience de l’âge, Maria Clara Villa Lobos nous conte la relation d’un père et d’un fils à travers le langage de la danse qui leur est commun, mais aussi à travers leur parole, leurs souvenirs, leurs anecdotes.
Leurs photos sont la porte d’entrée dans le parcours intime et professionnel de cette famille hors du commun, elles tissent un lien entre le passé et le présent, entre deux générations de danseurs. Un voyage comme une ode au corps dansant... quel que soit son âge.
Un voyage théâtral et dansé dans l’univers du karaoké, entre exubérance des sentiments et réinvention de soi.
“J’ai toujours été fasciné par ces espaces qui déconnectent les individus de la réalitéquotidienne pour les amener dans une autre forme d’interaction”, avance le performeur et chorégraphe. Le karaoké en fait partie : on s’y dévoile, désirs en bandoulière, sans la pression du jugement ou de la perfection. Le temps d’une chanson, l’individu se raconte, au cœur d’un instant collectif.
La recherche d’Habib Ben Tanfous gravite autour de la vulnérabilité, qui devient ici vecteur de connexion, moyen de “partager un espace commun où on n’a pas peur de se livrer”.
Cet Orchestre vide n’escamote pas le kitsch, ingrédient essentiel, et soigne la fluidité de circulation entre les performeur·euses et le public – qui ainsi peut devenir acteur des microfictions qui se créent au gré des chansons d’amour, trait d’union universellement pop.
Marie Baudet, pour Charleroi danse
📆 21.04 · 20:00
📍 Théâtre de La Louvière
🎟️ € 15 · 12 · 10 · Article 27
1+1=1 · INTéGRAL

Orchestre vide, longing for you
Habib Ben Tanfous / FiNEK
Photo © Simon Loiseau

Co-écriture de plateau et interprétation : Habib Ben Tanfous, Adeola Slayers, Elise Ludinard, Ludovico Palladini, Thi-Mai Nguyen · chorégraphie, conception, mise en scène : Habib Ben Tanfous · collaboration artistique/vie : Elisa Firouzfar · lumière : Aurore Leduc · création sonore : Theo Rota · écriture et dramaturgie : Hanna El Fakir · regard dramaturgique : Adeline Rosenstein · création costumes : Amandine Laval · réalisation costumes : l'Atelier costumes du Théâtre Varia - Fabienne Damiean et Clovis Brenez · regard chorégraphique : Manon Santkin · scénographie : Micha Morasse · arrangement et travail vocal : Julie Rens · création vidéo : Dimitri Petrovic
Production, diffusion : AMA - France Morin, Clara Schmitt, Emi Parot , Babacar Ba · production déléguée : AMA, FINEK soutenue par RAVIE ASBL, Théâtre Varia · coproduction : Théâtre Varia, Charleroi danse, Les Halles de Schaerbeek, CN D Centre national de la Danse, Les SUBS, Atelier de Paris - CDCN , Mille Plateaux - CCN La Rochelle, La Coop asbl et Shelter Prod
Soutien : Fédération Wallonie-Bruxelles, service de la création artistique, Wallonie-Bruxelles International, Wallonie Bruxelles Théâtre/Danse, taxshelter.be, ING et tax-shelter du Gouvernement fédéral belge
Aujourd’hui, il retourne vers ces origines trop longtemps oubliées en dansant magnifiquement avec ses deux partenaires, au plus près du public, réussissant à nous embarquer dans une quête solitaire qui se mue petit à petit en un moment précieux de partage, d’ouverture et de plaisir. Tout en douceur.
— Jean-Marie Wynants, Le Soir
📆 25.04 · 20:00
📍 Théâtre de La Louvière
🎟️ € 15 · 12 · 10 · Article 27
1+1=1 · INTéGRAL

Ni ni ya mo mo
Guilhem Chatir

Je ne parle pas arabe, j’ai toujours cruque “muilela” était le nom de ma grand-mère alors que ça signifie "mamie" en arabe marocain. J’entretiens un rapport instable, ambigu et inconfortable avec mes origines marocaines. Je suis français, né d’une mère française et d’un père marocain. Mon père s’est lui-même sommé de répondre aux critères d’identité française, de montrer patte blanche. Il a tout fait pour que ses enfants se sentent d’appartenance française. Je m’appelle Guilhem, mon frère Florent. Notre vrai nom de famille c’est el Chater, il a été francisé en Chatir.
Ni Ni Ya Mo Mo s’inscrit dans cette large question qu’est la complexité d’un héritage : les traces enfouies qu’il laisse, la responsabilité que l’on a et la liberté que l’on prend vis-à-vis de ce leg qui ne nous appartient pas tout à fait.
Éduqué à se fondre charnellement dans la topographie de la France, Guilhem Chatir est aujourd’hui rattrapé par le Maroc. Plus il vieillit, et plus ce pays se rappelle à lui. Plus il prend de l’âge, plus il est rattrapé par ce territoire en lui.
En partant d’un souvenir très précieux et intime - la berceuse que lui chantait son père lorsqu’il était enfant, “Ni ni ya mo mo”, Guilhem Chatir arpente avec ses partenaires Bilal El Had et Karima El Amrani, ce pan inexploré de son héritage qui n’a jamais cessé d’alimenter rêveries et fantasmes.
Presque un acte manqué de la part de ce père qui pensait avoir tout poli, tout aplani pour favoriser son intégration.
Entre euphorie, vulnérabilité, plaisir et apaisement intense, ces trois corps adultes s’amusent à “un, deux, trois...sommeil”. Ils répètent leurs rituels d’endormissement, rejouent leur innocence passée, mais affrontent aussi la peur, le trouble, l’intranquilité et le risque.

Chorégraphie et conception : Guilhem Chatir · interprétation : Karima El Amrani, Bilal El Had, Guilhem Chatir · création sonore : Milan Van Doren · création lumières : Suzanna Bauer · scénographie : Elfie Poiré · création costumes : Manon Gondek · ollaboration artistique : Gaëlle Vatrican · dramaturgie : Hanna El Fakir · administration et production : Steven Cayrasso, Gaëlle Vatrican
Production déléguée : Les Halles de Schaerbeek · coproduction : Les Halles de Schaerbeek (Bruxelles), Charleroi danse (Bruxelles), Les
Brigittines - Centre contemporain du Mouvement de la Ville de Bruxelles, Théâtre de Liège , Concertgebouw Brugge (Bruges) , Les Subs (Lyon) , La Coop asbl et Shelter Prod, avec le soutien de taxshelter.be, ING et du tax- shelter du Gouvernement fédéral
belge
























