
Conférences
débats
Avec ses partenaires associatifs et culturels, Central propose un cycle de conférences et rencontres autour de diverses thématiques, tels sujets de société, questions scientifiques, d'histoire, d'art, etc.
Deux minutes de vie : comment l’emploi des drones en Ukraine a modifié la conduite de la guerre
Invité : Alain Denève, chercheur senior au sein du CESD de l'Institut Royal Supérieur de Défense à Bruxelles.
Animation : Salvatore Ribaudo et J-Paul Renier.
Deux minutes de vie » : cette formule, employée par les combattants ukrainiens eux-mêmes, traduit la transformation radicale du champ de bataille contemporain sous l’effet des drones. L’Ukraine constitue aujourd’hui un laboratoire grandeur nature de la guerre algorithmique et du combat connecté, où chaque mouvement d’un soldat, chaque émission électromagnétique, peut être instantanément détecté, ciblé et détruit. L’emploi massif des drones de tous types - de reconnaissance, kamikazes, FPV ou intégrés à des systèmes de ciblage automatisés - a bouleversé les équilibres traditionnels entre mobilité, protection et létalité.
La guerre d’usure se double en outre d’une guerre de capteurs rendant le champ de bataille tellement transparent qu’il fige les combattants dans leur position.
Ce nouveau paradigme tactique interroge les doctrines, la logistique mais aussi l’éthique de la guerre : comment en effet manœuvrer, survivre et commander dans un espace saturé de capteurs et d’intelligence artificielle ?
Pour l’industrie européenne de défense, les enseignements sont considérables. Elle doit désormais composer avec des cycles d’innovation accélérés, une demande accrue de production de masse, et la nécessité d’intégrer des technologies duales dans un écosystème de guerre en réseau. L’adaptation ne relève plus seulement du progrès technologique, mais d’une refonte des modèles industriels et capacitaires. À
travers le prisme ukrainien, c’est toute la culture stratégique européenne qui se voit confrontée à une exigence nouvelle qui est celle de concevoir et de produire des moyens pour un type de guerre de haute intensité à l’ère des drones et de l’intelligence artificielle.
Photo de Yulii Shtel sur Unsplash.
04.02 · 19:30
Maison des Associations de La Louvière
€ 5 · 3
La franc-maçonnerie dans la cité
Invité : Eddy Caekelberghs, licencié en sciences politiques et relations internationales avec maîtrise en études européennes de l’ULB. Journaliste et secrétaire de rédaction à la RTBF.
Animation : Salvatore Ribaudo et J-Paul Renier
La franc-maçonnerie prône l’utilité pour ses membres d’être actives et actifs dans le monde. D’être citoyennes et citoyens responsables donc acteurices visibles de la démocratie. C’est la première extériorisation de la maçonnerie.
Par ailleurs - et les temps le démontrent hélas - les valeurs fondamentales des droits individuels et collectifs sont attaquées de manière désinhibée. Là, la franc-maçonnerie doit s’exprimer publiquement pour rappeler le socle des valeurs communes et les risques encourus à les laisser filer, de Moscou à Pékin, de Washington à Santiago, de Budapest à la rive atlantique. La haine, l’antisémitisme, le racisme sont aux antipodes du processus maçonnique. Faut-il se taire ou agir ? Publiquement ou non ? Plus encore ? Parlons-en…
Photo Jim Robinson.
26.02 · 19:30
Maison des Associations de La Louvière
€ 5 · 3
Faut-il encore parler de sectes ?
Invitée : Nathalie Luca, nthropologue, directrice de recherche, CéSor (CNRS/EHESS), autrice de plusieurs livres et articles.
Animation : Salvatore Ribaudo et J-Paul Renier
Dans le langage commun d’un·e Européen·ne aujourd’hui, la secte apparaît comme un groupe dangereux à éviter. Dans cette perspective, sa définition semble faire l’unanimité : un groupe, dirigé par un leader charismatique, qui manipule, ment, enferme, vole, viole même éventuellement ses adhérent·es et les amène à réaliser des actions nuisibles pour elleux-mêmes, pour leur entourage ou pour la société. La menace paraît d’autant plus pressante à l’ère des réseaux sociaux.
Pourtant, les groupes visés par ce terme diffèrent d’un pays à l’autre, même dans des pays dont les cultures semblent proches, comme le France, la Grande-Bretagne ou la Belgique. Ils ne suscitent pas les mêmes actions de la part des États. En Europe, non seulement il n’y a pas de consensus sur la politique à mener contre les sectes, mais en plus l’emploi du terme fait débat.
Comment expliquer ces différences et divisions ? Que révèlent-elles ? Le constat de cette hétérogénéité appelle à se méfier de cette notion et pose la question de son utilité. De quoi parle-t-on exactement ?
Cette conférence proposera deux déplacements : d'abord, qualifier précisément les dérives préoccupantes (sexuelles, thérapeutiques, économiques, idéologiques…) plutôt que d'utiliser un terme générique; ensuite, comprendre les enjeux individuels et collectifs qui sous-tendent un désir de croire pouvant mener à la mise en danger.
Photo générée par l'IA.
05.03 · 19:30
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€ 5 · 3
Le syndrome d'Hubris ou l'ivresse du pouvoir
Invité : Yves-Patrick Nkodo, psychologue Centre Hospitalier Universitaire HELORA Mons et Érasme
Animation : Salvatore Ribaudo et J-Paul Renier
Le syndrome d'Hubris, ou "maladie de la démesure", est un trouble psychologique affectant les personnes en position de pouvoir, caractérisé par une confiance en soi excessive, de l'arrogance, le mépris des limites et une perte de sens des réalités, menant souvent à des abus de pouvoir, une mauvaise gestion et des relations toxiques.
Ce phénomène, inspiré du concept grec d'hubris (orgueil démesuré), est lié à l'ivresse du pouvoir, provoquant des comportements impulsifs, le refus de reconnaître ses erreurs et une tendance à l'autoritarisme, affectant ainsi la perception de soi et des autres.
Les symptômes courants sont, par exemple :
-
excès de confiance et arrogance : croyance en sa propre infaillibilité
-
perte de réalisme : image déformée de soi et refus de voir ses propres limites
-
abus de pouvoir : tendance à dominer les autres et à imposer sa loi
-
manque d'empathie : difficulté à se mettre à la place des autres
-
comportement à risque : prise de décisions imprudentes.
Et caetera.
Photo Simone Pellegrini.
26.03 · 19:30
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€ 5 · 3
Tous des moutons : des complots partout ?
Invité : François Debras, docteur en sciences politiques et sociales ULiège, chargé de cours invité, assistant ULiège
Animation : Salvatore Ribaudo et J-Paul Renier
Infos suivront.
Photo Andrea Lingfoot
09.04 · 19:30
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€ 5 · 3
Donald Trump : le spectre d'un fascisme numérique
Invité : Bruno Colmant, docteur en économie appliquée de l'ULBruxelles et titulaire d'un master of science de Purdue University (Indiana, É-Unis), membre de l'Académie Royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, auteur de nombreux ouvrages dans les domaines de l'économie, de la finance et de la monnaie
Animation : Salvatore Ribaudo et J-Paul Renier
Dans une plongée dans l'Amérique en clair-obscur, Bruno Colmant livre un recueil saisissant de chroniques forgées au fil de trois décennies d'observation des États-Unis, un pays à la croisée permanente de ses destins. Il décrypte les convulsions sociopolitiques, économiques et culturelles d'une nation fracturée par Donald Trump.
Pour Bruno Colmant, le trumpisme survivra à Donald Trump, car il représente l'aboutissement de l'exaspération sociétale face au néolibéralisme et à la mondialisation, embrasés sous la présidence de Ronald Reagan. Ces dynamiques ont attisé de profondes dissensions sociales, que Donald Trump a incarnées sous la forme d'une revanche, tout en étant lui-même un produit de ces tensions.
Par ailleurs, derrière le trumpisme, se profile l'avènement d'une dictature technologique orchestrée par quelques titans, cherchant à reformuler le monde occidental et l'humain dans un nouveau césarisme esclavagiste.
Des éclats du krach de 2008 aux grondements populistes, une analyse percutante et des souvenirs familiaux, tissant un portrait d'une Amérique fascinante, mais inquiétante, où l'espoir vacille sous l'ombre d'un avenir incertain. C'est un voyage captivant au cœur d'un pays-continent qui se réinvente dans le chaos.
Photo Pau Casals
16.04 · 19:30
Maison des Associations de La Louvière
€ 5 · 3
Sortir de l'islamisme
Invitée : Adnani Razika, philosophe, spécialiste de l'islam, du monde arabe et du Maghreb. Ses travaux de recherche sont marqués par une rigueur scientifique remarquable et font de sa pensée une référence incontournable dans le domaine de l'islam et de la pensée musulmane
Animation : Salvatore Ribaudo et J-Paul Renier
Le monde connaît en ce début de 21e siècle des bouleversements politiques et géopolitiques majeurs qui font que les forces et les pouvoirs changent de camp. L’Occident, initialement reconnu comme porteur des valeurs humaines d’égalité et de liberté, est affaibli de l’intérieur et n’est plus capable de les défendre.
Dans ce genre de climat politique, les totalitarismes et les extrémismes trouvent un terrain favorable pour proliférer et, l’islamisme – qui est un extrémisme et un totalitarisme –, ne fait pas exception à cette logique du monde. Il s’est installé en maître dans tous les pays musulmans, dans une bonne partie de l’Afrique et de l’Asie, qui sont de plus en plus dominés par une version fondamentaliste de l’islam.
Pour faire face à l’islamisme, il faut le connaître, le diagnostiquer, et c’est ce que l’école française, qui s’est répandue dans le monde anglo-saxon, n’a pas su faire en coupant l’islamisme de ses origines théologiques et historiques.
Comment sortir de l’islamisme qui menace notre civilisation ? Et quel est l’angle d’attaque ? Sur quel front faut-il mener la lutte ? Les nombreuses années que l’auteure a passées à observer, analyser et étudier l’islamisme lui ont permis de réaliser le lien entre femmes et islamisme. Ce dernier est un patriarcat déviant et il ne peut exister sans soumettre les femmes. En soumettant les femmes, l’islamisme soumet l’homme, la pensée et la société.
Photo Pau Casals
23.04 · 19:30
Maison des Associations de La Louvière
€ 5 · 3
La franc-maçonnerie et la Révolution française
Invité : Eric Saunier, secrétaire général de l’Institut d’Etudes Maçonniques (IDERM), rédacteur en chef des Chroniques d’Histoire Maçonniques, membre du Conseil scientifique de la Fondation de la Mémoire de l’Esclavage, maître de conférences en histoire moderne à l’Université du Havre Normandie. Ses travaux sur la franc-maçonnerie portent tout particulièrement sur les relations entre la franc-maçonnerie et la Révolution française, et sur le fait maçonnique en contexte colonial et esclavagiste.
Animation : Salvatore Ribaudo et J-Paul Renier
Façonnées par les publications d’Augustin de Barruel, d’Augustin Cochin et de leurs émules, les représentations des liens entre franc-maçonnerie et Révolution française ont durablement été marquées par l’idée selon laquelle les loges maçonniques auraient plus ou moins porté la responsabilité du déclenchement de cette crise politique. Mais l’un des aspects principaux de l’historiographie depuis trente ans est non seulement de déconstruire mais aussi d’inverser cette représentation. Il est donc intéressant de présenter les mécanismes par lesquels "l’expérience de la Révolution française et du Premier empire", malgré les difficultés puis l’instrumentalisation dont les loges ont été l’objet pendant ce quart de siècle, ont participé au contraire activement à la construction d’une "franc-maçonnerie libérale" qui allait rencontrer un grand succès en France puis dans le sud de l’Europe et du continent américain tout au long du 19e siècle.
Conférence organisée en collaboration avec le Domaine de Seneffe dans le cadre de l’exposition sur la franc-maçonnerie au XVIIIe siècle
Photo générée par l'IA.
07.05 · 19:30
Maison des Associations de La Louvière
€ 5 · 3
Avec la section du Centre de l’Extension de l’ULB et la Ville de La Louvière








