Invités : Dr Brice De La Vingne, coordinateur des opérations à Gaza pour MSF et Anthony Bellanger, journaliste, spécialiste de l'international, professeur invité de journalisme à l'UMons, responsable de la Fédération Internationale des Journalistes
Animation : Salvatore Ribaudo et Jean-Paul Renier
À Gaza, on ne compte plus les ruines… mais nous comptons les morts : 222 journalistes tué·es depuis le début de cette guerre par l'armée israélienne. Jamais, depuis la création de la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) en 1926, un tel massacre de confrères et consœurs n’avait été enregistré.
La guerre qui ravage la bande de Gaza depuis deux ans n’est pas seulement une tragédie humaine : c’est aussi l’un des contextes les plus dangereux et les plus complexes pour exercer notre métier. Depuis le début du conflit, la FIJ a recensé au moins 222 journalistes et travailleur·ses des médias tué·es, un chiffre sans précédent dans l’histoire récente du journalisme. Je suis allé en Palestine à deux reprises depuis le début de la guerre.
Ces pertes immenses rappellent l’ampleur des dangers auxquels nos confrères et consœurs sont confronté·es chaque jour. Derrière chaque image, chaque témoignage, se pose une question brûlante : comment faire du journalisme au milieu des bombes et des décombres ? Peut-on encore parler de neutralité, ou faut-il redéfinir nos repères éthiques face à l’ampleur des violences et des souffrances ?
À la FIJ, nous travaillons quotidiennement pour documenter ces crimes, pour soutenir les familles des journalistes tué·es, et pour défendre, devant les instances internationales, le droit de chacun à informer et à être informé.
11.12 · 19:30
Maison des Associations de La Louvière