Simple, la danse qui se fait entendre sans musique
- 2 déc. 2025
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Prochainement au Théâtre de La Louvière avec la pièce Simple, la chorégraphe argentine Ayelen Parolin signe une création espiègle et vivante, guidée par une liberté presque contagieuse. Ici, la danse revient à son impulsion première : un jeu, libéré de toute musique. Un terrain de jeu, un terrain d’expérimentation où l’on se regarde, s’imite, improvise, invente. La chorégraphe invite trois artistes à s’aventurer dans ce labyrinthe ludique, répétitif et pourtant constamment changeant, où les corps créent leur propre rythme, et où construction et déconstruction deviennent moteurs de création.
Central vous invite en silence à les découvrir.

© François Declercq
Un geste dansé… sans musique
Dans Simple, pas de bande-son pour accompagner les corps : la chorégraphe s’est volontairement privée d’un appui essentiel. Alors, les performeurs créent leur propre rythme. Ils martèlent, frottent, secouent, percutent, jusqu'à créer une rythmique brute et organique qui entraîne le public dans un mouvement vital. Comme un clin d’œil à l’univers des cartoons, l’humour et l’exubérance s’invitent sans cesse, révélant les tromperies du monde adulte, sa quête épuisante de perfection et de performance.
Aller vers une forme de simplicité, ce n’est pas pour tendre vers une simplification, mais pour chercher à agir sans prétention, sans calcul, me débarrasser de la notion de sérieux, toucher à quelque chose de l’ordre de l’enfance, une naïveté absolue... - Ayelen Parolin
Une continuité de recherche et de complicité
Le trio s’inscrit dans la continuité de WEG (2019), dont il reprend trois artistes: Baptiste Cazaux, Piet Defrancq et Daan Jaartsveld, mais poussant encore plus loin la recherche de plaisir, de liberté, et d’authenticité.
Dans cette écriture chorégraphique, la complicité entre les danseurs forme le cœur battant de la pièce : un espace de connivence où le mouvement se contamine, se pirate, se transforme, jusqu’à devenir une danse profondément humaine, déliée, joyeusement indisciplinée.

© Anne-Sophie Guillet
Une occasion ludique et divertissante
En moins d’une heure, Simple propose une parenthèse jubilatoire. Une prestation d’une légèreté assumée, où les corps, délivrés de la musique comme d’une tension, explorent la puissance du rythme intérieur. Un spectacle qui, malgré sa simplicité apparente, interroge nos gestes, nos automatismes, nos petites comédies d’adulte, et nous rappelle que la liberté peut dépendre de peu.





