
Guilhem Chatir
Ni Ni Ya Mo Mo
📆 25.04 · 20:00
📍 Théâtre de La Louvière
🎟️ € · Article 27
1+1=1 · INTÉGRAL
Photos © David Leborgne
Aujourd’hui, il retourne vers ces origines trop longtemps oubliées en dansant magnifiquement avec ses deux partenaires, au plus près du public, réussissant à nous embarquer dans une quête solitaire qui se mue petit à petit en un moment précieux de partage, d’ouverture et de plaisir. Tout en douceur.
— Jean-Marie Wynants, Le Soir


Je ne parle pas arabe, j’ai toujours cruque “muilela” était le nom de ma grand-mère alors que ça signifie "mamie" en arabe marocain. J’entretiens un rapport instable, ambigu et inconfortable avec mes origines marocaines. Je suis français, né d’une mère française et d’un père marocain. Mon père s’est lui-même sommé de répondre aux critères d’identité française, de montrer patte blanche. Il a tout fait pour que ses enfants se sentent d’appartenance française. Je m’appelle Guilhem, mon frère Florent. Notre vrai nom de famille c’est el Chater, il a été francisé en Chatir.
Ni Ni Ya Mo Mo s’inscrit dans cette large question qu’est la complexité d’un héritage : les traces enfouies qu’il laisse, la responsabilité que l’on a et la liberté que l’on prend vis-à-vis de ce leg qui ne nous appartient pas tout à fait.
Éduqué à se fondre charnellement dans la topographie de la France, Guilhem Chatir est aujourd’hui rattrapé par le Maroc. Plus il vieillit, et plus ce pays se rappelle à lui. Plus il prend de l’âge, plus il est rattrapé par ce territoire en lui.
En partant d’un souvenir très précieux et intime - la berceuse que lui chantait son père lorsqu’il était enfant, “Ni ni ya mo mo”, Guilhem Chatir arpente avec ses partenaires Bilal El Had et Karima El Amrani, ce pan inexploré de son héritage qui n’a jamais cessé d’alimenter rêveries et fantasmes.
Presque un acte manqué de la part de ce père qui pensait avoir tout poli, tout aplani pour favoriser son intégration.
Entre euphorie, vulnérabilité, plaisir et apaisement intense, ces trois corps adultes s’amusent à “un, deux, trois...sommeil”. Ils répètent leurs rituels d’endormissement, rejouent leur innocence passée, mais affrontent aussi la peur, le trouble, l’intranquilité et le risque.

Chorégraphie et conception : Guilhem Chatir · interprétation : Karima El Amrani, Bilal El Had, Guilhem Chatir · création sonore : Milan Van Doren · création lumières : Suzanna Bauer · scénographie : Elfie Poiré · création costumes : Manon Gondek · ollaboration artistique : Gaëlle Vatrican · dramaturgie : Hanna El Fakir · administration et production : Steven Cayrasso, Gaëlle Vatrican
Production déléguée : Les Halles de Schaerbeek · coproduction : Les Halles de Schaerbeek (Bruxelles), Charleroi danse (Bruxelles), Les
Brigittines - Centre contemporain du Mouvement de la Ville de Bruxelles, Théâtre de Liège , Concertgebouw Brugge (Bruges) , Les Subs (Lyon) , La Coop asbl et Shelter Prod, avec le soutien de taxshelter.be, ING et du tax- shelter du Gouvernement fédéral
belge
📆 25.04 · 20:00
📍 Théâtre de La Louvière
🎟️ € · Article 27
1+1=1 · INTÉGRAL
























