
La mort. L'horreur absolue de la non-existence. La mort ne rentre dans aucun schéma. Il n'y a pas d'explication à la mort. Elle entre, elle vous arrête au milieu d'une phrase : "Non, c'est fini" et claque la porte.
(Anthony Burgess)
Dans nos sociétés où la vie passe à toute allure, rythmée par le travail, les enfants, la famille, Central propose de prendre le temps, à travers un programme composé de spectacles, conférences, films, ateliers, d’aborder des questions liées à la mort et à la fin de vie, au deuil, etc.
Quelles pistes s’offrent à nous pour lutter contre l’âgisme ? Quelle place laisse-t-on à nos vieux·illes dans nos sociétés occidentales ? Comment vivons-nous nos rites et coutumes funéraires ?
Sous cet angle singulier, souvent tabou, Central propose une approche décomplexée des dernières étapes de notre vie... ici-bas.
Café Mortel
03.02 · 18:00 · à La Louvière (lieu à déterminer)
Animation : Isaguaël et Pascale Wargé
Dans un café mortel, on parle, on écoute, on échange sur la mort en général, sur nos mort·es, nos vécus, nos ressentis, nos approches. Sans jugement, sans commentaire.
Ce ne sont ni des débats, ni des séances thérapeutiques. Ces discussions chaleureuses redonnent libre cours à une parole que notre société a rendue tabou.
Pour avoir l’occasion d’échanger de façon chaleureuse et sans tabou sur un thème universel et, peut-être, de porter un autre regard sur la mort.
Pour partager nos histoires autour de la mort, celles transmises de génération en génération, celles portées par les vivant·es.
Le concept du café mortel est né en 2004 en Suisse. Bernard Crettaz, sociologue et anthropologue suisse, souhaitait ainsi renouer avec la tradition ancestrale des repas de funérailles, où les vivant·es resserraient leurs liens tout en lâchant ce qu’ils avaient sur le cœur.
L’objectif était de pallier les lacunes d’une société qui a chassé la mort des représentations et des discours; une société qui laisse bien souvent les endeuillé·es démuni·es et ne leur offre que peu d’espace où parler de leurs défunt·es ; une société qui laisse souvent chacun·e seul·e vis-à-vis de sa représentation intime de la mort.
Le café mortel est aussi lieu de transmission de connaissances sur le monde funéraire.
"Dans cette communauté provisoire, on peut tout ou ne rien dire ; (...) On n’est obligé à rien et c’est pour cela qu’on peut beaucoup se permettre y compris d’immenses éclats de rire comme dans les repas d’enterrements ou les fêtes mortuaires."

Je voudrais mourir par curiosité
Biloxi 48 · Christine Delmotte-Weber
03.02 · Théâtre de La Louvière
Qu’est-ce que la conscience ? Peut-elle être dissociée du corps ?
Myriam a vécu une impressionnante Expérience de Mort Imminente (EMI) lors d’un accident de voiture avec sa compagne Baba. Depuis, pour la retrouver, elle s’intéresse à la conscience délocalisable.
Lila, neuroscientifique, collabore à une étude universitaire sur les EMI. Elle fait passer à Myriam une série de tests pour élucider son expérience. Avec humour et lucidité, Baba s’en mêle constamment, à sa manière…
Tout ce que nous imaginons pourrait être réel si…
Le dernier souffle
12.02 · 14:00 et 20:00 · Ciné Stuart
Un film pétri d’humanité sur la fin de vie. (Le Nouvel Obs)
À 91 ans, le réalisateur de Z et Amen porte à l’écran le livre du philosophe Régis De Bray et du Docteur Claude Grange, et aborde la fin de vie dans un film touchant porté par les excellents Denis Podalydès et Kad Merad
Dans un dialogue amical et passionné, le Docteur Augustin Masset et l’écrivain Fabrice Toussaint se confrontent, pour l’un, à la fin de vie de ses patient·es, pour l’autre, à sa propre fatalité. Emportés par un tourbillon de visites et de rencontres, tous deux démarrent un voyage sensible entre rires et larmes : une aventure humaine au cœur de notre vie à tous.
Drame français réalisé en 2025 par Costa-Gavras · avec Denis Podalydès, Kad Merad, Charlotte Rampling · 01h40
Costa-Gavras interroge la fin de vie dans un film poignant et didactique.
(France Info)
Décrypter la conscience : une approche neuroscientifique
24.03 · Maison de la Laïcité de La Louvière
Conférence avec Olivia Gosseries, neuropsychologue, codirectrice du Coma Science Group (ULiège)
Cette conférence nous plonge au cœur des mystères de la conscience.
À travers l’étude du coma, des états de transe, d’hypnose ou encore des expériences de mort imminente, Olivia Gosseries explore les multiples visages de la conscience humaine. Ses recherches ouvrent la voie à une meilleure compréhension du cerveau et à des soins toujours plus adaptés aux patient·es.
Une co-organisation de la Maison de la Laïcité de La Louvière et du Réseau louviérois de Lecture publique · en collaboration avec l’Extension de l’ULB-section du Centre !




